RÉDACTION

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Nouvelles des élèves

                      Sept heures trente, quelques papillons et une musique douce, c'est l'immersion holographique dans laquelle se réveilla Louise, une petite fille de neuf ans qui vivait avec son père et sa mère  dans une maison, à Bordeaux. Au même moment, c'est en résolvant une énigme simple que Christian et Sofia, ses parents, commençaient leur matinée.
" Une voiture volante peut accueillir cinq personnes, pour une famille de huit personnes, dont deux parents, combien de voitures faut-il pour partir en voyage ? disait la voix du réveil,
    - Deux", répondit Christian.


    Sofia se leva et, comme tous les matins, elle partit préparer sa fille pour l'emmener à l'école. Christian de son côté, prit alors son téléphone, une sorte de plaque de verre très fine tactile et extensible, capable d'être changé en divers appareils électroniques. Tous  les matins, le même rituel, madame s'occupait de leur fille tandis que monsieur commentait les informations.


" Mercredi 5 Mais 2060, encore une nouvelle crise s'abat sur la planète, la hausse du réchauffement climatique due principalement aux carburants, au pétrole... lut Christian .
    - Mais quel monde laissons-nous à nos enfants ? continua-t-il d'un ton agacé.    
    - Est-ce qu'ils parlent du nouveau carburant naturel qui commence à se mettre en place ? demanda Sofia.
    -Oui, mais un très bref passage... expliqua son mari.
    -Oh, je dois y aller! Il est déjà huit heures et Louise va être en retard ! Bonne journée !"
Sofia l'embrassa, prit son café à la main et partit de la maison avec Louise.

    Elles allèrent alors en direction de la station téléportative qui les emmenait tous les matins sur leur lieu de travail respectif. Christian se prépara alors lui aussi. C'était le directeur d'une entreprise qui collectait les données personnelles. Il prit un taxi volant afin d'éviter les bouchons sur les autoroutes terrestres, et arriva alors à son travail. Rien de bien spécial à signaler pour cette journée. Vers seize heures, Christian partit chercher sa fille à l'école pour la faire goûter, chez eux.
    

    Une fois à la maison, Louise s'assit et Christian lui servit une brique de jus d'orange avec quelques petits gâteaux dont le goût changeait selon l'humeur du consommateur. Le père et la fille se mirent alors à discuter de leur journée:
    "En ce moment, à l'école, on étudie la quatrième guerre mondiale, celle qui confrontait les extraterrestres à nous.
    - Tu sais, cette guerre, je l'ai vécue. Elle a commencé en 2040, je n'avais que 13 ans. Ton grand-père est d'ailleurs décédé lors de celle-ci, mais je me dis au plus profond de moi que, grâce à lui, nous avons réussi à faire fuir l'ennemi ! s'exclama fièrement Christian.
    -Mais pourquoi avons-nous dû faire la guerre avec les extraterrestres ? demanda la petite.
    -  Ceux-ci nous ont martyrisés, ils nous exploitaient et ne reconnaissaient pas nos droits. Nous avons alors dû nous rebeller contre eux", révéla Christian à Louise.
Il y eut un silence de quelques secondes, puis Louise reprit la parole :

    "Tu sais papa... en ce moment... je fais des rêves très étranges...
    - Quel genre de rêves ? questionna son père.
    -Je vois des gens avec de grosses combinaisons, des masques et des armes qui arrivent sur Terre pour nous tuer..." répondit alors calmement Louise.
Christian resta neutre et rassura sa fille en lui expliquant qu'il ne s'agissait que de son imagination. La soirée se passa comme d'habitude, tout le monde partit se coucher...

    Vers trois heures du matin, Christian et Sofia furent réveillés par leur fille qui était en pleurs, elle se plaignait d'une douleur qui s'intensifiait au niveau des oreilles. Christian sentait également que quelques chose n'allait pas au niveau de la pression de l'air : celle-ci devenait de plus en plus forte au fil des minutes...
Mais la douleur se fit vite oublier lorsque deux coups de feux retentirent dans la rue. Christian se précipita alors à la fenêtre pour voir d'où provenait le bruit. C'est à ce moment-là qu'il aperçut des hommes en combinaison avec de gros casques qui recouvraient complètement leur visage. Il se rendit alors compte que les extraterrestres étaient revenus pour conquérir la Terre ! Il se précipita vers sa femme et lui demanda de prendre de quoi manger pour quelques semaines et de préparer des vêtements chauds. Celle-ci se mit à faire ce que son mari lui avait demandé.

Pendant ce temps, il couvrit sa fille avec des vêtements plus chauds et la mit dans la voiture volante, il lui demanda de faire le moins de bruit possible le temps que sa mère et lui reviennent. Christian récupéra alors toutes les armes qu'il possédait chez lui, du couteau de cuisine jusqu'au pistolet laser, et, une fois tout préparé, il se dirigea avec sa femme vers la voiture. Christian pensait savoir ce qui se préparait et l'expliqua alors à sa famille:
    "Je pense que les extraterrestres veulent récupérer la Terre, mais nos armes sont beaucoup plus développées que les leurs. En quelques années, la guerre sera finie et nous pourrons revenir ici, mais je veux que, maintenant, l'on parte chez ma mère. Elle habite dans un endroit perdu et loin de tout, sans personne et sans rien, nous serons bien là-bas."
Sa femme avait l'air  plutôt réticente à cette idée mais elle ne voyait pas d'autre solution et accepta. Elle craignait de se faire repérer par des extraterrestres à cause du bruit de la voiture, mais il n'y avait plus rien à perdre...

Il avait deux yeux, un nez et une bouche, des oreilles et des cheveux frisés. Christian pensa alors à sa femme, et se mit à la chercher du regard, il ne la vit pas jusqu'à ce qu'il baisse son regard et qu'il l'aperçoive, allongée au sol, inanimée. Il se mit alors à courir dans sa direction pour vérifier si elle était toujours en vie. Il se mit au niveau de son coeur afin d'écouter si celui-ci, robotique fonctionnait encore... Mais plus rien, il se mit à chercher la balle qui l'avait transpercée dans ses rouages, mais celle-ci avait tout déchiré: plus aucun câble ou circuit ne fonctionnait. Il se rendit alors compte que bientôt, les Humains réussiraient à tous les débrancher et que c'était la fin.

 

Lisa

 

 

 

 


« Ton futur dépend de tes rêves, et nous devons faire le choix entre un futur honorable et un futur d’extinction » – Coluche, Ervin Laszlo

Un bruit lourd brisa la tranquillité de l’endroit, ce qui ne signifiait qu’une chose : la première des 1000 capsules présentes venait de s’ouvrir.

     En effet, le premier passager venait d’être éjecté de sa capsule. Il gagna le sol violemment et lâcha une injure suite à la douleur intense qui le submergea aux épaules les secondes suivantes. Il cligna à plusieurs reprises des yeux, trop aveuglé par la lumière qu’animait l’endroit. Il se releva et tourna autour de lui même en analysant la salle d’un regard perdu : une salle sombre, sans fenêtre, presque humide. Où se trouvait-il? Pourquoi tout souvenir lui semblait lointain, égaré dans son esprit ?
 
 « Il y a quelqu’un ?! » cria-t-il totalement paniqué.

    Aucun bruit. Seule sa voix résonnait à travers la salle. Il passa une main sur son visage désemparé, cette situation le dépassait. Les yeux rivés sur l’endroit de sa chute, il releva par la suite sa tête. Son sang se glaça. Une centaine de milliers de capsules étaient suspendues au plafond telles de petits insectes emprisonnés dans une toile d’araignée.

« Air expiré dans 60 secondes, 59...58...57...» prononça une voix des plus virtuelles.
Un problème de plus s’ajouta à la liste noire de notre cher ami. Il chercha du regard une porte, qu’il trouva sans encombre. Il jeta un coup d’œil à la projection du décompte affiché en grand qui inscrivait « 48 » puis saisit la poignée en métal de la porte, en essayant de l’ouvrir, sans succès. Il recula, méfiant, et remarqua que la tablette accrochée à la porte s’allumait. Aucun doute, cette tablette prouvait que cet endroit était plus qu’évolué technologiquement.

« Votre badge s’il vous plaît » ordonna à la voix qui déclamait le décompte.

Un badge ? Il fronça des sourcils et baissa la tête pour en découvrir un accroché à sa tenue ; tenue entièrement grise constituée d’un pull et d’un jogging avec un simple logo inscrit :
« NM ». Il enleva le badge scratché à son pull et le présenta à la tablette.

« 29...Isaac Tyer, sortie acceptée. » annonça la voix.

La porte s’ouvrit et il fut éjecté une nouvelle fois, mais cette fois-ci, hors de la salle qui se referma aussitôt en un claquement.

    Le stress d’Isaac redescendit. Il se retourna et parcourut les multiples endroits où il se trouvait. Il en était tout troublé, il avait beau ne rien comprendre à sa présence ici, ses jambes le guidaient naturellement vers divers endroits, d’une beauté sans pareille, gardant la technologie à un niveau maximal. Mille et une questions fusaient dans sa tête ; où se trouvait-il ? Et pourquoi diable sa mémoire se permettait de cacher certaines parties de ses souvenirs ! Seuls quelques détails lui restaient, son nom, Isaac Tyer, son âge 26 ans, son origine, ses parents, sa famille et d’autres informations nécessaires à son identité. C’était les seules choses dont il se rappelait.

Isaac arriva devant une grande vitre en verre et son souffle se coupa. Ses doutes venaient de s’avérer vrais. Il était bien dans l’e….

    Un bruit semblable à celui de la capsule l’ayant rejeté se fit entendre. Sans attendre, il courut et retourna à l’entrée de la salle où se trouvaient toutes les capsules. Le temps d’y arriver le deuxième passager venait de sortir de cette « chambre ». Une femme rousse, d’une vingtaine d’années regardait Isaac d’un air terrifié. De son côté, Isaac se sentait juste rassuré ; il n’était pas seul. Il jeta un coup d’œil au badge de la femme: Clara Riyux. Il ressentit alors une vive douleur au niveau de la tête qu’il attrapa fermement de ses mains.

« Qui êtes vous ? Pourquoi je me retrouve là ? » finit-elle par dire après un regard curieux envers Isaac.

Il lui demanda alors calmement de le suivre et, sans l’attendre, il se mit à parcourir le même chemin qu’il avait emprunté dix minutes auparavant.

« Peux-tu me répondre ?! Et pourquoi je ne me souviens de presque rien ?! Tu m’as fait quelque chose ? » s’impatienta-t-elle.

    Elle s’arrêta de marcher brusquement faisant face à ses pensées. Elle était passée du vouvoiement au tutoiement sans s’en rendre compte, ce qui sembla la perturber au plus haut point. Quant à Isaac, il se mit à s’impatienter à son tour, car il était nerveux de nature, il ne lui fallait plus qu'une inconnue qui se mette à crier pour se mettre à aboyer sur elle à son tour. Arrogant par la même occasion, voilà les deux traits de caractère qui le définissaient.

«  Oh je te parle il me semble ?!  Isaac !» continua-t-elle.

Il grogna avant de tirer la main de celle-ci afin qu’elle puisse marcher plus rapidement mais s’arrêta net quand elle prononça son nom. Il se retourna vers elle et remarqua qu’elle aussi était dans ses pensées. Elle connaissait son nom ? Il trouva cela bizarre un instant mais finit par se reprendre, son nom était inscrit sur son badge, alors autant ne pas s’en soucier.

«  Contente toi d’avancer et de la fermer. » lui dit-il.

Choquée par l’insolence de cet homme, Clara Ryux décida de s’éclipser verbalement et se mit à suivre Isaac en cherchant des réponses à ses questions seule, même si cela devait lui coûter bon nombre de maux de tête. Ils arrivèrent rapidement devant la grande vitre qu’Isaac avait découverte. Celui-ci enfonça ses mains dans les poches et laissa Clara avancer. Elle en fut toute troublée. Elle se retourna vers lui.

«  Sommes...nous dans l’espace ? » balbutia-t-elle avec l’espoir qu’il réponde tout sauf ce à quoi elle pensait.

Isaac, quant à lui, hocha simplement la tête puis s’approcha de la vitre, le regard perdu.

« J’ignore pourquoi nous sommes ici…,dans ce vaisseau-là, je ne me rappelle de rien, et toi ? » lui demanda-t-il dans le plus grand des calmes, ce qui surprit Clara qui commençait à se demander s’il n’était pas lunatique.

Elle hocha négativement de la tête.

« C’est le vide complet...je me rappelle simplement de..moi et, quand j’essaye de me souvenir j’ai affreusement mal à la tête » dit-elle, perdue.

Elle fixa alors le badge d’Isaac, et fronça les sourcils en voyant le numéro.

« Nouveau Né numéro 1 ? » demanda-t-elle.

Isaac fronça à son tour les sourcils et prit son badge.

«  C’est apparu dès que je suis sorti de cette salle » déclara-t-il.

Clara retira son badge et le montra à Isaac. «  Nouveau-né numéro 2 »

Les yeux d’Isaac s’écarquillèrent et il se précipita vers la première salle des capsules. La troisième personne ne tarderait plus logiquement.



    Cent soixante-douze heures plus tard, seulement huit personnes étaient sorties de leur capsule, ce qui faisait qu’au total ils étaient dix. Seulement dix capsules sur des centaines de milliers. Le troisième arrivant était Stephen Whole, suivi ensuite de Jessica Arnold, Diego Sanchez, Katrina Sio, Abigail Mills, Keveen Jordans, Austin Sky, et Julie Woods. Clara et Isaac cherchaient désespérement un moyen de trouver des réponses, fouillant chaque salle du vaisseau.
    Ces deux-là étaient les seuls à être restés en équipe. Aucune autre personne ne voulait se mélanger. Tous voulaient chercher de leur côté. L’heure du rendez vous approchait, cette heure où tout le monde se rendrait au même endroit pour parler des découvertes et profiter des provisions du vaisseau. Bizarrement, personne ne se souvenait de rien, seules quelques images leur revenaient, et on ne peut pas dire que jusque là, leurs petites visions avaient eu un effet d’une importance capitale pour expliquer leur présence en cet endroit.

     Isaac et Clara attendaient vivement l’heure, et, alors qu’ils marchaient vers le lieu de réunion, ils furent projetés en l’air. Le vaisseau avait étrangement bougé, et violemment...
Clara se releva immédiatement et tourna la tête vers Isaac qui était toujours au sol, se tenant la tête comme si une chose le tourmentait. Clara accourut à ses côtés, en hurlant son nom. Mais celui-ci, ne l’entendait pas. Clara eut soudain une drôle sensation de déjà vu.. elle grimaça lorsque son cerveau se remit à faire des siennes.

    Après quelques minutes, Isaac se releva. Il saignait de la tête et son acolyte se tenait la sienne, souffrant le martyr. Mais sans faire attention à elle, ni au sang coulant à flots le long de son visage, il se mit à courir en direction de la salle des capsules. Clara se releva avec difficulté malgré tout et le suivit. Ensemble, ils découvrirent avec effroi une grande vitre à la place de la salle, une vitre qui avait une vue incontournable sur une planète.

«  C’est...impossible » tremblota-t-elle.

Isaac sentit la panique le gagner.

«  Isaac...c’est...c’est l.. » commença-t-elle avant de se faire interrompre par lui.

 - J’ai eu un flash-back..une espèce de souvenir de... moi... de toi, de nous tous. » déclara-t-il.

Clara perdue, lui demanda de poursuivre. Isaac s’écarta d’elle l’air apeuré. Sa découverte, son souvenir, ce flash-back le laissait sans voix.

«  Depuis mon réveil ici, j’ai l’impression de connaître ce vaisseau comme ma poche, de tous vous connaître depuis une éternité, mais ce...flashback, m’a fait ouvrir les yeux Clara, ce n’est pas une impression, c’est juste la réalité ! À ton avis pourquoi quand on essaye de se rappeler de quoi que ce soit on sent une forte douleur ? Notre cerveau, lui, sait mais c’est nous qui rejetons la vérité..»

Il rit nerveusement.

« On a modifié l’ordre naturel des choses la première fois qu’on a embarqué sur ce vaisseau pour y habiter... " Avoua-t-il

Clara recula, choquée de ces révélations..

«  Combien de fois nous avons vécu ces cent soixante-douze heures Isaac ?  demanda-t-elle d’un coup.

- C’est la cinquantième fois... à chaque fois qu’on les revit une catastrophe se passe... comme quoi, même dans l’espace nous ne sommes pas en sécurité.. » dit-il.

Clara se tourna vers la vitre où la Terre brûlait à feu vif. Elle se souvenait à présent..de tout, d’eux et de Keveen…

« Keveen ! se dit-elle. Il faut retrouver Keveen ! » s’écria-t-elle.

Isaac réfléchit un instant. Pourquoi fallait-il le retrouver lui, en particulier ?

«  C’est à cause de lui, il prononce le mot... » débuta-t-elle.

Keveen apparut derrière eux.

«  TEMPS ! » s’écria-t-il.

Une vague électrique traversa le vaisseau à ce moment précis.

Ah bon ? On recommence ?

Aïssatou

 

 

 

 

 


           Plusieurs personnes auraient aimé revenir à l’ancienne époque. En 2019 ou encore 2025. Les années calmes avant la tempête. La technologie a gagné la confiance de millions de personnes et on peut dire qu’elle les contrôle. Baladez-vous dans la rue et observez les passants : aucun d’entre eux ne sort jamais sans son téléphone, ce petit appareil est constamment entre leurs mains... Aucun ne regarde l’autre, ne discute, ne sourit. Seule la lumière de leurs écrans illumine leur visage. Personne n’a l’air de vouloir se réveiller de cet enfermement constant et qui pourrit le monde de jour en jour… du moins, la majorité des gens n'y prêtait pas d’attention.

             Prenons pour exemple ce jeune homme dont le destin va changer. Il marche dans les rues d’Hazel Wood et vient tout juste de se faire jeter du commissariat de la ville. Ni téléphone en main, ni lunettes de repérage 360xpz, mise à jour 9. La technologie et ses noms étranges. Seulement un sac en main et un regard aussi perdu qu’un nouvel arrivant. Cet homme s’appelle Flavio Rey, il est connu des postes de police pour plusieurs vols. Il en est à son 50e d’ailleurs. Bien sûr, des sanctions ont été prises. Flavio Rey se retrouve dans la rue, sans maison et sans famille, enfin sans famille... Il a dû abandonner sa petite sœur à l’orphelinat. Qu’a t-il d’autre à perdre à présent ?

         Alors que Flavio s’engouffrait dans les rues d’Hazel Wood, une silhouette sortit de l’ombre et se mit devant lui. Le temps se figea, plus personne ne bougea à part Flavio et la femme devant lui. Il recula et sortit un couteau de son sac méfiant. Pourquoi le temps s’était-il figé ? Pourquoi plus personne ne bougeait à part lui et cette femme ? Était-ce un nouveau jeu ? sûrement, se dit Flavio.

« Je ne participe à aucun jeu, partez! dit Flavio en reculant.

  - Un jeu ? Ceci n’est pas un test d’un nouveau jeu monsieur Rey.  répondit l'inconnue.

 - Je ne veux pas plus de problèmes. J’en ai assez de vos jeux virtuels ! s’écria le jeune homme.

 - Laissez moi au moins me présenter. Je m’appelle Amaya Jeyon, je travaille pour une organisation spatio-temporelle secrète. Mon rôle à moi est de recruter des gens comme vous, pour travailler pour moi, pour changer le monde et le rendre meilleur.  expliqua t-elle.

 - Ça n’a aucun sens. C’est impossible, vraiment impossible. Vous ne pouvez pas jouez avec le temps comme vous le faites. Tout cela n’existe pas. C’est totalement absurde, d’après la science n... répliqua Flavio
  -Vous savez, la technologie est bien plus avancée que vous ne le pensez. Nous en sommes la preuve. Il existe plusieurs espaces temps et mon organisation  fait partie de l'un d'entre eux. Pensez-ce que vous voulez, mais autrement, si vous estimez que c’est toujours trop confus pour vous, il me suffira de vous faire oublier ce moment en un clin d’œil et vous reprendrez le court de votre vie, comme si rien ne s’était jamais passé, coupa brutalement Amaya.
- Imaginons un court instant que je vous croie sur parole, que votre histoire d’espace-temps est réelle. Que faites-vous ici et pourquoi ?  demanda Flavio.  
  - Cela va te paraître étrange. Mais nous t’observons depuis un bon bout de temps. Tu as les qualités pour travailler dans notre entreprise. Et nous avons estimé que tu es le seul homme à être capable de réussir la mission. Celle de sauver le monde !  s’exclama la femme.
  -Vous voyez en moi un sauveur ?  questionna t-il.
  - Absolument !  dit-elle
  - C’est totalement absurde, chuchota l’homme.
  -Le changement c’est maintenant. Pensez-vous que ce qu’il ce passe vaut le coup d’être oublié ? C’est une chance unique.
  -Je veux en savoir plus... répondit Flavio avec hésitation.
  -Très sage réponse. Qu’avez-vous d’autre à perdre après tout? »

Flavio la regarda fixement. Elle avait raison… Et puis si ce travail pouvait l’aider à au moins faire quelque chose de sa vie, au lieu de se comporter en voleur... Soit.

« Agrippez ma main Flavio Rey. » ordonna doucement Amaya Jeyon.

Flavio hésita mais accepta finalement. En moins de cinq secondes, un éclair apparut et les deux personnes se retrouvèrent dans une sorte d’entreprise un peu spéciale. Flavio n’en revenait pas, certes son époque avait une avancée technologique incroyable, mais il n’aurait jamais pensé pouvoir se téléporter un jour. C’était vraiment irréel ...

« Je vous présente votre nouveau lieu de travail Flavio. Suivez-moi je vais vous faire visiter. » dit alors Amaya.

      Sans aucune opposition, le jeune homme se mit à suivre la femme. Elle lui fit visiter toutes les pièces et c’est à la fin que Flavio se décida enfin à poser la question qui trottait dans sa tête, depuis un long moment.  

« Votre travail consiste en quoi ?  lui demanda Flavio.
  -Je me demandais quand vous alliez me poser cette question... Vous voulez dire VOTRE travail ... Votre rôle au sein de cette organisation est de faire des allers-retours dans ce monde et dans ton monde, pour déplacer certaines choses, protéger certaines personnes... répondit Amaya en souriant.
  -Et tout ça, dans quel but ?
  -De rendre ce monde meilleur. De le laver de ses mauvaises choses. Vous savez cette mission est très importante. Pour nous, c’est comme si tout allait renaître, car vous allez le changer.  lui répondit la jeune femme.
  -Et c’est tout ?  s’étonna Flavio.
  -Oui. Ne vous inquiétez pas, vous serez nourri, vous aurez un toit et un emploi stable. 
  -C’est d’accord. Je reste. » lui dit l’homme sans plus aucune hésitation.

Pour une fois qu’il se sentait spécial, il ne voulait pas gâcher ce moment si précieux.

« Vous pouvez regagner votre chambre comme je vous l’ai montré. Je reviendrai vers vous plus tard. » lui affirma Amaya Jeyon.

Il acquiesça, lui tourna le dos et s’en alla. Flavio disparut complètement de son champ de vision. Il s’empressa de retrouver sa chambre. Les vêtements que lui avaient fourni les officiers de police n’étaient pas des plus confortables. Il trouva finalement sa chambre et se changea. Alors qu’il s’apprêtait à se plonger dans un sommeil profond, la porte s’ouvrit sur un robot un papier en main. Cela n’avait rien d’anormal, il y en avait énormément dans sa société.

« C’est pour vous monsieur Flavio Rey. » s’empressa de dire le robot.

Le robot déposa une lettre sur son lit et partit sans rien ajouter d’autre. Flavio prit alors la lettre et la lut. Seulement une phrase était inscrite.

« Mission : Protéger Aaron Lims et récupérer le colis dans la rue des Places Muhels »

Flavio s’étonna de la facilité de son travail. Il se leva et s’empressa d’aller terminer cette mission…


           Un temps passa après la première mission de Flavio, qui avait été un succès. Très vite, il devint l’employé le plus efficace de l’entreprise et le plus demandé. Après ça, il fit plusieurs petites missions comme celle-ci , mais n’en comprenant toujours pas le sens. Déplacer des objets, récupérer des colis, protéger des personnes paraissait insensé... Mais il ne se posa pas plus de questions, il vivait convenablement et rendait même de petites visites à sa petite sœur. Il lui offrait aussi de petits cadeaux. Mais alors qu’il s’apprêtait à rejoindre son bureau, il croisa dans les couloirs, son collègue Finch, complètement anéanti.

  "Finch ça va ?"  demanda Flavio.

L’homme se retourna et s’approcha du jeune homme.  

« Comment peux-tu faire tout ça ? Tu es vraiment sans cœur Flavio !!  hurla t-il.
  -De quoi parles-tu ? lui dit Flavio totalement confus.
  -Tu es vraiment un monstre pour faire subir tout ça à toutes ces personnes !! Ma femme et mes enfants seront présents Flavio !! dit-il avec colère.
  -Je ne sais pas de quoi tu parles, commence par te calmer s’il te plaît, se défendit Flavio.
  - Me calmer ? Tu ne mérites même pas de vivre, tu es tout sauf un sauveur !!"
 La voix d’Amaya Jeyon se fit entendre et Finch recula.

« Qu’est-ce qu’il y a ? demanda-t-elle.
  -Absolument rien. Je discutais simplement avec Flavio, s’empressa de dire Finch.
  -Tu n’as rien à faire ici, tu es viré Finch.  répliqua t-elle.
  -Je sais madame Jeyon. » lui répondit-il doucement.

        Il n’attendit pas plus et se mit à courir rapidement pour atteindre la sortie.

« Flavio, vas-tu bien ?  l’interrogea t-elle.
  - Pourquoi suis-je un monstre ? lui demanda maladroitement Flavio.
  - Un monstre ? Toi ? Enfin Flavio, ton métier est celui qui rend le monde meilleur. Tu es loin d’être un monstre. Tu es son sauveur. lui répéta une nouvelle fois la femme.
  - Finch n’était pas de cet avis, contesta t-il.
  - Finch a eu quelques problèmes, c’est normal. Il n’a plus toute sa tête le pauvre… dit-elle.
  -Sûrement... chuchota l’homme.
  - Et puis je te cherchais, ton travail s’arrête ici.  lui dit-elle rapidement.
  -Pourquoi ?  lui demanda t-il.
  -Tu feras un dernier service, puis après je te déplacerai vers un autre domaine. Et puis avec les capacités incroyables que tu as…» se contenta t-elle de dire.

Avec le temps, Flavio avait réussi à accepter le fait de recevoir très peu d’informations de la part de sa patronne...

« Quel est ce service ?
  - Sauve Romane Grace. lui répondit Amaya.
  - Et j’en aurai fini avec ce poste ? la questionna le jeune homme.  
  - Absolument. Tu dois y aller maintenant.  ordonna t-elle.
  - Bien.» dit-il.


            Un éclair apparut et Flavio disparut pour rejoindre l’autre monde, au secours de cette Romane Grace….

À son retour, avec cette victoire de plus, plusieurs applaudissements l’accueillirent. Flavio ne comprit pas vraiment mais, comme à son habitude, ne posa  aucune question. C’est le soir, alors qu’il était tranquillement en train de lire un livre, qu’il entendit des chuchotements. Pris de curiosité, il se leva et se rendit dans le couloir. À peine un pied dehors, il découvrit Finch qui l’attendait un couteau dans les mains.

« Qu’est-ce que tu fais Finch. Es-tu fou ?  s’étonna t-il.
  - C’est moi qui suis fou maintenant !? Tu as tué ma famille et tu vas devoir en payer les conséquences !!  s’écria Finch.
  -Mais de quoi parles-tu ? Je suis perdu !  s’inquiéta Flavio.
  -Ne te fiche pas de moi Flavio Rey. dit-il.
  - Je t’assure que je ne sais pas de quoi tu parles".  dit-il avec la plus grande des innocences.   

Car c’était vrai, Flavio n’avait aucune idée de ce qui s’était réellement passé. Or Finch, lui savait parfaitement…

« Tu sais quoi, tu vas voir l’impact de tes actes. Suis moi. » ordonna son collègue.

Un éclair apparut une nouvelle fois et les deux hommes disparurent aussitôt. Arrivés sur Terre, la vue était méconnaissable, tout brûlait, tout s’était effondré... s’étaient-ils trompé de destination ? Croyez moi, absolument pas…

« Qu’est-ce qui s’est passé ici ? Où est ma sœur ?  questionna Flavio.
  -Et encore un qui a travaillé dans l’ignorance… J’ai été viré car je n’ai pas approuvé leurs méthodes.  lui dit Finch.
  - Je veux juste savoir où est ma petite sœur ! » hurla Flavio
  - Avant de venir ici, tu aurais dû te renseigner. Amaya n’a fait que te mentir Flavio. Tu aurais dû être beaucoup plus curieux que ça. Les missions que tu faisais, étaient de détourner et d’effacer de la Terre les choses qui empêchaient que la catastrophe n'arrive;  lui expliqua t-il.
  - Quelle catastrophe ? Je devais simplement rendre le monde meilleur comme me l’a dit Amaya; tenta de se défendre Flavio.
  - L’apocalypse…Tu protégeais les causes de la fin du monde. Tu récupérais et déplaçais des objets qui ont été la cause de tout ça…Tu es à l’origine de la fin du monde en aidant ceux qui l’ont vraiment détruit. Tu es celui qui a exterminé la race humaine, celui qui a tué ce monde pour en faire naître un nouveau... Amaya a reçu l’ordre de ses dirigeants d’exterminer la race humaine pour leurs défauts, leur égoïsme et pour leurs technologies trop développées. Mais comme elle n’en a pas eu le cran, elle a désespérément cherché quelqu’un pour le faire. Elle savait que la fin du monde devait se produire, et que si les causes de cette apocalypse n’étaient pas sauvées elle en payerait les conséquences. Dès qu’elle a trouvé quelqu’un d’assez compétent, elle est partie le chercher. Tu as fait la proie parfaite, ton innocence et ton manque de curiosité t’ont totalement nui. »

Flavio complètement dépassé par les événements se laissa tomber au sol...Qu’avait-il fait ?


Médina

 

 

 

LA VIE D ’ UN HOMME  


        C’ est un vieil homme, qui marche tel un robot . Ce grand scientifique se nomme Monsieur Ogéaime. Son père est mort d’une maladie inconnue peu après sa venue dans ce monde.

Monsieur Ogéaime vit essentiellement dans son grand laboratoire et cherche depuis des années un traitement à la maladie qui a tué son géniteur.        Petit, il était très intelligent mais personne ne faisait attention à lui , on ne l’ acceptait pas à l’ école, on le craignait même. Il habitait dans le village d’ Ornans situé dans le Jura. Durant son enfance , une jeune femme qui était l’ assistante de son père, s’ était occupée de lui. Il apprenait étrangement vite et était différent des autres .  

     Ensuite , à sa majorité , il était parti faire des études aux Etats-Unis . Il s’ était lancé dans la voie de la science grâce à sa nourrice . On l’ avait reconnu pour ses grandes inventions : des maisons à emporter qu’ on pouvait rétrécir à l’ aide d’ une télécommande ; des assistances holographiques et plein d’ autres créations. Quelques temps après son diplôme , il avait créé son laboratoire sous terre et y logeait toujours.  
     

 

  Bien installé , il commença à faire des recherches sur la faune et ses mutations génétiques .

Monsieur Ogéaime partait explorer la taïga grâce à un passage créé qui lui permettait d’ aller là où il voulait. Ce passage se nommait l’Eleven.

Dans la forêt , il avait découvert des animaux très dangereux . Ils avaient une tête de bison et un corps de grizzli . Le chercheur les observa longuement puis fit des prélèvements sur eux.  En faisant de multiples aller-retour, le scientifique put récupérer beaucoup d’ échantillons divers.      

  Lors d’ une de ses expéditions, il entendit aux médias qu’une maladie inconnue décimait un petit village en Russie.

Monsieur Ogéaime se précipita pour y aller car les symptômes étaient semblables à ceux de son père .
Une fois sur place, il rencontra un scientifique nommé Nikolaï, originaire de ce pays. Ce dernier lui dit :    

«    Bonjour Monsieur Ogéaime , que faites-vous ici ? On parle beaucoup de vous .

- Je suis ici car mon père , qui est décédé il y a bien longtemps de cela, présentait les même symptômes que les personnes de ce village , répondit-il. Comment cela s’ est -il propagé ? Avez-vous isolé la source de l’ infection ?

- Les villageois atteints avaient un parent ou un proche souffrant de la maladie . Nous avons le virus pathogène.

- Pourtant moi , je n’ ai eu aucun signe de la maladie.

- Je suis navré pour votre père . Vous devez sûrement être porteur sain . J’ aimerais vous faire passer des tests si cela ne vous dérange pas . Accompagnez-moi au laboratoire , » reprit Nikolaï.     

 

      Ogéaime suivit le scientifique . Le bâtiment était grand avec des pièces immaculées. Nikolaï lui fit passer plusieurs examens .  Après avoir consulté les premiers résultats, les deux savants furent surpris .    

      En attendant les bilans finaux , ils discutèrent . Le savant attristé , lui dit que même en 2100, il y avait toujours des maladies mortelles. Alors, le russe lui répondit que quels que soient les progrès ou les innovations de la science ou de la médecine , il existerait toujours de nouvelles maladies incurables. Le seul moyen de ne pas être touché était de ne pas être humain.  
        Quelques jours plus tard, en lisant les résultats des analyses faites sur les villageois et sur lui , il se dit :  «  Ne pas être infecté, c’ est ne pas être humain !! » Les deux scientifiques s’observaient sans mot , Monsieur Ogéaime finit par demander :  « Mais qui …non que suis-je ? Et celle qui m’ a élevé, qui est-elle réellement ?

Nikolaï s’ exclama :  - Je comprends mieux l’ origine de votre nom Monsieur Ogéaime !! »  
        

 

Kyan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je m'appelle Maëlya et je suis âgée de seize ans.
Je suis née en France mais je vis actuellement aux États-Unis dans la ville de New-York.
Je réside dans une grande maison high-tech avec mes parents, mes deux frères et ma sœur adoptive. Mes frères sont des jumeaux, Thomas et Nolann, âgés de dix ans. Ma petite sœur Kelya est âgée de deux ans.

    L'histoire de Kelya est assez ordinaire.
Mes parents essayaient depuis plusieurs années d'avoir une fille car maintenant on peut choisir le sexe du bébé. Ils avaient adopté Kelya lorsqu'elle n'avait que quatre mois.
Au moment de signer les papiers de l'adoption, la directrice de l'orphelinat avait prévenu mes parents que la petite avait des capacités extraordinaires.
En effet, elle sut parler et marcher dès sa naissance, à ce que j'avais compris.

    Il y a encore deux ans, en 2043, nous habitions encore en France.
Mes parents eux, travaillaient comme vendeurs internationaux et possédaient une entreprise à leur nom. Du fait qu'ils vendaient des produits à travers le monde, résultait que nous devions systématiquement déménager, ce qui avait son avantage puisque je savais parler plusieurs langues.

    Nous sommes aujourd'hui le Samedi 17 Mars 2045 et comme chaque samedi matin, en famille, nous allons au « Target 7.2 » (un équivalent du Carrefour 5.1 en France) pour faire les courses de la  semaine. Mon père ne pouvait pas venir avec nous ce matin-là car il avait rendez-vous avec un client pour discuter « affaires » comme il disait.

Arrivée au magasin, je me suis dirigée vers le rayon concerné pour mes prendre mes chips aux pommes lorsque j'eus une hallucination: je vis la centrale nucléaire de la ville... tout était flou, pas suffisamment clair pour que je puisse comprendre.
Je m'étais tournée et je vis la télévision du magasin sur la chaîne principale de l’État qui affichait le flash info annonçant que la centrale de la ville allait exploser.
Pendant un moment je fermai les yeux, espérant avoir rêvé.

Deux minutes plus tard, la centrale explosa et tout le monde se retrouva au sol avec des blessures sur le corps comme sur le visage sauf Kelya. C'était comme s’il ne s'était rien passé pour elle.

    Peu de temps après, nous rentrâmes chez nous par aérotaxi vu que notre spacecar avait explosé lors de l'incident. Nous comptions bien nous remettre de toutes nos émotions. Seule maman et moi nous rendions vraiment compte de ce qu'il venait de se passer.


Notre père était mort... nous l’apprîmes par la faucheuse qui passait dans toutes les maisons des familles où une personne était décédée. Les jumeaux étaient encore sous le choc et Kelya était trop petite pour comprendre ce qu'il venait d'arriver.

    Il nous fallut deux ans pour faire le deuil de notre père.


Nous sommes aujourd'hui le 16 mai 2048 et j'ai enfin 18 ans, je suis enfin majeure !
L'âge où tu deviens « responsable »  mais pas vraiment libre puisque je vis toujours chez ma mère...peu importe...aujourd'hui  était prévue une sortie avec mes amis au cinémax et ensuite une soirée chez moi pour faire la fête ! Je devais emmener Kelya avec moi car maman était sortie avec une amie et les jumeaux étaient bien trop occupés sur leurs appareils électronix.

    Nous étions arrivés au cinéma et nous avions choisi de regarder « Ralph 6.0 » parce que Kelya était là et que j'adorais les dessins animés !  Au moment de rentrer chez nous, après le visionnage, nous vîmes des gens courir dehors sans trop comprendre. Puis nous vîmes qu'il pleuvait... mais pas une pluie ordinaire...UNE PLUIE ACIDE qui laissait des trous dans la peau.

Nous nous dirigeâmes directement sous un abri mais la pluie le transperçait. C'est alors que Kelya se mit à pleurer de peur et une bulle transparente se forma autour de nous et nous protégea de cette pluie.
Sans trop comprendre, nous nous mîmes à courir pour déposer mes amis chez eux puis Kelya et moi rentrâmes à la maison où  je la rinçai tout de suite  à l'eau claire pour lui enlever tout cet acide.
Depuis la mort de mon père j'entendais souvent sa voix mais je ne comprenais pas ce qu'il essayait de me dire. Maman rentra vers 19h30 et je lui expliquai les fait. Elle prit tout de suite rendez-vous le lendemain pour Kelya afin de faire un test génétique.

    Le lendemain matin à 8h30, nous étions à l'hopitax pour faire ce test. Il dura vingt-cinq minutes.
Les docteurs nous firent entrer dans la salle et sur l'écran était écrit « Kelya is... a robot » ce qui voulait dire « Kelya est...un robot ». Ma famille fut surprise mais cela expliquait pourquoi elle savait marcher et parler dès la naissance : elle avait été créée. Mais il y avait encore une question que je me posais...Pourquoi depuis la mort de mon père entendais-je toujours sa voix ?

 

C'est alors que je me réveillai en sursaut ! Mon père essayait de me réveiller depuis plusieurs minutes en m'appelant. .voilà pourquoi j'entendais toujours sa voix... Tout ça n'était qu'un rêve !


Emmanuella



 

 



 


Aujourd’hui c’est le grand jour, avec maman et papa nous déménageons vers  la grande ville.

    Initialement, nous habitions à Rainhard la ville où mes parents se sont rencontrés, où je suis née, où j’ai grandi et où notre boutique familiale se trouve depuis des décennies.
Cette même boutique qui finance notre déménagement vers Oniria: la capitale.
Oniria est très jolie, accueillante et nos voisins ont l’air chaleureux. Certains ont même proposé de nous aider à nous installer dans le quartier ce qui n’a pas été de refus après le long trajet que nous avions effectué la boule au ventre.

    Sur la route, nous avions croisé de nombreuses pancartes d’avertissement quand nous avons franchi la porte de sortie de Rainhard. Nous savions très bien pourquoi. Depuis peu, les personnes de notre ancienne ville étaient rongées par la crainte car là se trouverait une société secrète dans laquelle se réuniraient des personnes pour mettre en place une révolte contre le gouvernement suite aux multiples événements survenus dans la ville depuis un moment.
Ils défendaient l’idée que notre société allait être menacée si le gouvernement n’agissait pas  immédiatement. Cela nous mènerait à notre perte certaine. Les gens dans la ville se méfiaient les uns des autres, on ne pouvait plus faire confiance à personne et cela mettait la boutique familiale en danger. Après de multiples réflexions, nous avions conclu qu’il serait mieux de quitter la ville et de trouver un autre endroit pour protéger notre boutique et notre famille.

    Ma nouvelle vie me plaît ici, il y fait agréablement chaud pratiquement toute l’année et la boutique se porte plutôt bien.
Mes parents ont trouvé un petit emplacement pas très loin de chez nous dans une petite rue fréquentée par d’autres commerçants plutôt aimables même s’ils savent que notre venue aura quelque impact sur leur commerce mais, mis à part cela, ils étaient contents d’accueillir de nouvelles personnes. Ils nous disaient souvent que la ville devenait banale et qu’elle avait bien besoin d’un peu de renouveau en ces temps-ci.

    De mon côté, tout va pour le mieux aussi, mon arrivée dans ma nouvelle classe n’est pas trop catastrophique et  j’ai rencontré de nouvelles personnes qui sont devenues rapidement mes nouveaux amis. Nous formons déjà un petit groupe inséparable, nous ne faisons jamais quelque chose sans les autres et quelque part c’était rassurant car, quand tu ne connais pas très bien une ville, il peut être dangereux pour toi de t’y aventurer seul.
Alors, chaque fois qu’on trouvait du temps, on s’organisait des sorties en ville ce qui permettait de passer du temps ensemble en dehors des cours et pour moi de connaître un peu mieux Oniria.

    J’ai notamment remarqué quelques petites choses et quelques endroits comme  la forêt métallique avec son  grand lac d’acide parfait pour les escapades nocturnes et les  soirées aux belles lunes, le parc à plumes, appelé comme ça car on y trouve des dizaines d'espèces d’oiseaux métalliques exotiques qui y laissent leurs plumes ce qui donne au sol des couleurs qui changent tout le temps et, enfin, le Driver, notre restaurant de cuisine chimique préféré où toutes nos réunions de groupe ont  lieu.
    Quand finissent enfin nos petites sorties, je rentre finalement à la maison en empruntant mon passage secret qui relie le Driver à la boutique et la boutique à ma chambre ce qui me permet de pas arriver trop tard à la maison.
J’ai découvert ce passage quelques jours après notre arrivée, quand j’étais  encore en train de déballer les cartons de ma chambre j’ai remarqué qu’une partie du parquet situé au fond à gauche près de la fenêtre de ma chambre pouvait se retirer et j’ai vu une lumière briller au loin. J’ai décidé de sauter et j’ai atterri directement dans la boutique. Arrivée là,  j’ai trouvé un transplaneur qui pouvait faire boutique-Driver infiniment.  

     Je passais du temps avec mes deux parents, ce qui ne se produisait jamais quand j’habitais, encore à Rainhard car il fallait toujours que l’un deux reste dans la boutique afin de la surveiller.

    Mais il y eut un moment où  la vie à Oniria devint de plus en plus difficile. Plus rien n’allait et je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait au juste.

    Une nouvelle rentrée voulait dire nouvelle classe et tous les membres du groupe furent répartis dans différentes classes.  Mais par chance, je me suis retrouvée dans la même classe qu’ un membre de mon groupe d’amis de l’année passée qui était le plus extraverti mais aussi le plus intelligent de la bande je parle bien sûr d'Ash. Même si avec le reste de mes amis on essayait tant bien que de mal de se voir souvent dans nos endroits préférés, cela devenait de plus en plus compliqué  jusqu’à ce qu’on ne le fasse plus du tout par manque de temps. Nos chemins se séparait à présent.
    Ash et moi avions décidé de ne pas laisser tomber nos habitudes et continuions de faire de petites réunions au Driver et des sorties en ville.

    Quand je rentrais le soir après une journée de cours, la maison était déserte avec un  simple hologramme de mes parents qui m’attendait pour me dire qu’ils allaient rentrer tard car ils étaient occupés avec la boutique. Et c’était comme ça chaque soir, avec toujours la même excuse : « occupés à la boutique » à croire qu’elle était plus importante que moi mais je ne leur disais rien et  je restais dans ma chambre regardant la noisivélét en mangeant le repas que le robot cuisinier m’avait préparé.

    Ash cessa de venir en cours. Plusieurs fois j’essayai de le contacter et de demander à ses amis s’il ne l’avaient pas vu mais apparemment, personne ne l’avait vu depuis des jours .
Un soir, alors que je regardais la noisivélét pour essayer de m’endormir, je reçus un  hologramme d’Ash me disant de le rejoindre au plus vite au Driver car il devait me parler en urgence, je ne me posai alors pas de question et le rejoignis en empruntant le transplaneur mais cette fois-ci sans passer par la boutique pour gagner du temps.
Une fois au Driver, je retrouvai Ash, méconnaissable, l’air apeuré par tout ce qui l’entourait comme s’il avait vu un hantôme, il avait un regard... le regard que les habitants de Rainhard avaient. Je m’approchai doucement et l’appelai, il me fit signe de le rejoindre et c’est que je fis.
 
    Il s’empressa, avant même que je lui pose la question, de me dire pourquoi il  m’avait appelée si tard. À chaque mot qu’il prononçait, mes yeux s’écarquillaient et chaque instant je réalisai ce qu’il se passait depuis un moment, juste sous mes yeux.

    Ash me confia que, depuis un certain temps, ses parents s’absentaient de la maison et chaque fois qu’ils rentraient, leur comportement était de plus en plus étrange. Un soir, alors qu’il rentrait plus tôt de cours, il les avait croisés et avait décidé de les suivre. Cela l’avait mené dans une boutique...la boutique de mes parents. Il était entré discrètement et avait suivi ses parents qui descendaient dans une sorte de cave qui avait un plafond plus grand et plus profond que le ciel et l’apparition du visage d’une créature horrible l'avait effrayé et il avait perdu toute notion de ce qui s'était produit ensuite . Il ne savait pas ce qu’étaient devenus ses parents car il s’était réveillé trois jours plus tard chez ses voisins.

    Il me dit qu’avec mon aide, on pourrait savoir ce qui s’était passé dans la boutique. Plus de temps à perdre, il était temps d’agir : je lui proposai d’utiliser le transplaneur pour un aller simple pour la boutique.
Arrivés, nous remarquâmes une lumière, la même lumière que celle que j’avais aperçue dans le passage de ma chambre. Elle menait là où Ash avait vu la cave. Nous nous cachâmes dans le couloir sombre, égayé par les croissants de lune de cette nuit-là et puis nous entendîmes des murmures, une langue étrangère et, soudain la porte s’ouvrit. L’idée de m’enfuir m'effleura l’esprit mais bien trop tard. Je décidai alors, une fraction de seconde plus tard, de rentrer de force dans la pièce, je vis les parents d’Ash, mes parents nos voisins de Reinhard et...

     Un humain ! Je réalisai alors ce qui se passait, toutes les prophéties sur la route, tous les événements  survenus et la société secrète…LES HUMAINS ALLAIENT ATTAQUER ONIRIA, ils allaient envahir Mars !
Et je me réveillai en sursaut, regardai autour de moi et compris.
J’ avais encore lu trop de livres de science-fiction avant de dormir.

Sarah G

À bord du navire, mon équipage et moi, Robot 417 A, nous allions à la recherche des cœurs comme tous les robots. Il y en avait 10, au début il y en avait 75 mais à chaque fois qu'un robot réussissait à en prendre, nous, robots, recevions une notification du nombre de cœurs restants. C'était comme une alarme qui nous prévenait.
Avec ces cœurs, on pouvait avoir des émotions, on pourrait faire plein de choses que nous ne pouvions pas faire pour l'instant. Le cœur humain servait à  rester en vie, transmettre le sang mais le cœur robotique servait à manger, à avoir des émotions, une conscience, tout ce que le cerveau était capable de faire. On pouvait penser et réfléchir c'était déjà ça.

          Avant que la terre ne soit divisée en deux ; un monde humain et un monde robotique, le docteur Luneberguini a créé le même nombre de robots que d'humains. Les humains égoïstes qu'ils sont, ont trouvé qu'il n'y avait pas assez de place pour 14 milliards d'habitants sur Terre, donc ils ont obligé le docteur Lunebergini à choisir entre ces deux propositions:  soit nous devions être à la merci des humains, soit nous aurions à disparaître de la carte. Bien sûr, monsieur le docteur n'a pas voulu que ses 37 ans de création de robots soient réduits à néant, comme vous pouvez vous en douter : nous avons été à la merci des humains de 2170 à 2234, pendant 64 ans. Nous avons été esclaves de ces bons à rien, mais nous nous sommes révoltés et avons convenu un accord avec eux ; séparer le monde en deux pour ne plus jamais se revoir. A présent que vous savez tout, je reprends:  l'équipage et moi allions vers le nord-est de Robot City.

«  - Robot 374 où sommes-nous à présent ?
- Nous sommes à mi-chemin, il ne nous reste plus qu'à passer l'arche Rhodia et nous serons arrivés.
- Très bien - »

          Avant que je ne puisse terminer ma phrase nous avons reçu une secousse. Je suis allé dans la timonerie pour voir ce qu'il s'était passé, j'ai regardé à travers le périscope et j'y ai vu un énorme requin robotique qui fonçait sur nous. Alors j'ai directement déclenché l'alarme qui prévient d'un grave danger.

«  - À tous les robots, il y a un requin robotique géant qui rôde autour du bateau R4. Activez votre fonction aquatique et votre fonction imperméabilisante. En cas de secousse plus forte ou autre menace touchez-le avec vos lasers violets. »

          J'étais toujours dans la timonerie en surveillant ses moindres faits et gestes quand l'un des robots tomba à l'eau et se fit manger par l'animal. J'activai donc le mode sous-marin. Je lui tirai des missiles et les robots le touchèrent avec leurs lasers. J'avais remarqué que les lasers et les missiles ne lui faisaient rien alors tous les robots et moi crièrent fort et il tomba enfin au fond de l'eau. Par la suite, je réactivai le mode bateau et demandai à travers le micro si tout le monde allait bien. Avant que je ne transforme le bateau en sous-marin, le requin sautait hors de l'eau, il crachait de l'acide et faisait fondre les robots, deux furent touchés. Certains robots qui étaient attachés aux robots morts, furent transportés en salle de convalescence. Quand nous, robots, ressentions des effets, symptômes semblables aux émotions humaines, notre système surchauffait ou dysfonctionnait selon le niveau d'intensité à laquelle nous ressentions une chose semblable aux émotions. Les cœurs nous permettraient de ressentir des émotions sans avoir de défaillance, donc nous leur avions donné des pastillances pour stabiliser leur système afin qu'ils refonctionnent normalement.

          Deux mois plus tard, nous arrivâmes et bizarrement il ne s'était rien passé d'anormal sur le chemin jusqu'à la terre ferme.
Nous avancions dans la forêt de '' l'île aux cœurs'' et brusquement, quatre robots tombèrent au sol, touchés par des flèches à l'emplacement du cœur humain. À ce moment-là je réalisai que nous allions devoir survivre le temps d'arriver à destination. Nous n'étions à présent plus que 13 et nous voyions plein de robots rouillés autour de nous.

          Par la suite je fus seul, on avait pris chacun une route différente. J'avançais en admirant le paysage quand j'entendis du bruit qui me parut louche je regardai s'il n'y avait personne autour de moi, c'était un oiseau. Mais, je n'arrivais plus à bouger mes pieds, j'étais dans des sables mouvants. J'essayai de tourner sur moi-même mais c'était mission impossible de bouger le bas de mon corps et le pire dans tout ça était que je m'enfonçais et je commençais à ressentir des choses comme de la panique. Je pris donc et lançai le grappin qui était dans mon sac, sur la branche d'un arbre qui me paraissait plutôt solide. Je tirai donc à puissance maximum et pus sortir de ces sables mouvants. Je m'étais assis pour prendre quelques pastillances afin d'éviter d'avoir un quelconque problème de système.

          Je changeai d'itinéraire car au début j'allais vers le nord de l'île alors que d'après la carte les cœurs étaient à l'ouest. En avançant, j'admirais le paysage, les fleurs des tropiques étaient magnifiques, lorsque je reçus une notification qui disait qu'il ne restait plus que 7 cœurs sachant qu'il y en avait 10 au départ et qu'on ne pouvait en prendre que 5 à chaque fois. En plus de cela, j'étais tombé sur une montagne. Je n'avais pas trop le choix, je devais monter par là et surtout je n'avais pas le temps de la contourner ou de chercher un autre chemin. J'avais commencé à grimper, c'était comme si je faisais de l'alpinisme mais non sécurisé. J'étais arrivé au sommet de la montagne lorsqu'une araignée robotique géante débarqua de nulle part. À ce moment là, je me demandai si tout les animaux robotiques étaient géants...
Je tentai de passer autour ou de sauter par dessus elle mais, à chaque fois, elle me capturait avec sa soie. Je m'échappais avec mes lasers. Elle me prenait pour une mouche mais je lui montrai que je n'en étais pas une. Je courus autour d'elle de plus en plus vite pour qu'elle ne réussisse pas à m'attraper puis je m'arrêtai derrière elle pour sauter sur son dos. J'avais cherché puis trouvé l'emplacement de son système que j'avais brûlé par la suite.

          J'étais enfin arrivé à destination et je me trouvais devant la seule et unique boîte qu'il y avait sur la plage. J'appuyai sur un bouton pour que la boîte s'ouvre mais à la place, la voix du docteur Luneberguini me dit :

« Tout d'abord si tu souhaites ouvrir cette boîte, il va falloir répondre à la charade suivant.
Mon premier est un A.
Mon deuxième est une machine avec laquelle je vous ai construits.
Mon tout est que je ne respire jamais mais que j'ai beaucoup de souffle.
Qui suis-je ?     
Vous disposez de quinze seconde pour répondre. »

Agrafeuse ? Non ce n'est pas une machine. «  ASPIRATEUR ! La réponse à la charade est aspirateur. » J'y répondis à la dernière seconde.
La boîte s'était ouverte et il y avait des fruits dedans, oui oui des fruits ! Pas des cœurs robotisés comme je l’espérais tant. Il y avait 75 fruits et non 75 cœurs robotiques donc ce qu'on recevait comme étant une notification pour nous dire le nombre de ''cœurs'' restant. À cet instant je ressentis de la colère et heureusement pour moi j'avais pris quelque pastillances avant pour ne pas avoir justement de bugs et en mourir. Je fixais longuement la boîte et remarquai qu'il y avait une feuille dedans, c'était encore le docteur Luneberguini. Il y disait que toute cette histoire de cœurs n'était qu'une invention de lui pour nous faire regretter notre rébellion, c'était sa vengeance à lui qui souhaitait qu'on obéisse aux humains jusqu'à la fin du monde. La seule question que j'avais sans réponse était ; pourquoi ?

 

Mélisa

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelle planète

Après des dizaines d'années, grâce à la technologie qui avait évolué fortement, des scientifiques américains découvrirent une autre planète dans le système solaire. Elle se situait au sud la Terre , à 2 000 000 de km.

Elle apparut après des années dans le système solaire et aucun des scientifiques ne trouva la raison de son apparition soudaine. Pour son arrivée inattendue et étonnante, les scientifiques la nommèrent "Unexpected Planet".
Ils décidèrent d'envoyer des robots sur celle-ci pour faire des analyses, des tests et des expériences.

Après des mois, les robots revinrent sur Terre.
Le seul objectif des scientifiques devenait la composition de cette planète et l'espoir d'une nouvelle vie pour les humains. Ils commencèrent donc leurs tests et analyses et découvrirent bientôt qu'Unexpected Planet était composée de 29,1 % de fer, de 27,1 % d'oxygène, de 14,1 % de silicium, de 13,4 % de magnésium et d'autres éléments que contenait la Terre. Ils s'étonnèrent de ce hasard. Puis ils regardèrent les images prises par les robots caméras et découvrirent après de longues analyses, que la surface de cette nouvelle planète était recouverte à environ 80 % d'eau et 20 % de terres émergées.

Ils décidèrent d'en parler au monde, d'annoncer qu'il y avait peut-être de la vie sur cette nouvelle planète.*


Un jour, un des scientifiques américains passa à la télé et annonça : "Je suis fier de moi et de mes collègues d'avoir découvert cette planète inattendue, et même de lui avoir donné un nom. Nous n'abandonnons pas, nous continuons nos tests et analyses sur Unexpected Planet pour pouvoir vous donner une meilleure vie et améliorer encore notre futur."
Le monde espérait une nouvelle vie, plus propre, moins dangereuse pour la santé et beaucoup plus facile à vivre.

Mais il y avait une chose qui n'était pas dite au peuple et il choisit de la révéler. C'était la superficie de la planète.
Les scientifiques annoncèrent au peuple que cette planète était 10 fois plus petite que la Terre.
Cela voulait dire que pas plus de 500 millions de personnes sur 7 milliards , sans compter les animaux ne pourraient s'y rendre.


Derya





 

Cette histoire se déroula pendant l'année 2045.
 Cette histoire était celle de Vince Brown, jeune scientifique né en Ecosse qui grandit avec sa mère , Jessy Brown . Il n'avait pas connu son père et  
malheureusement , sa mère mourut un an après son départ à l'étranger pour ses études scientifiques. Il se demanda de quelle manière elle était
morte et quelque temps après, il apprit qu'une épidémie l'avait tuée.  Le virus à l'origine du drame avait été créé par le grand dictateur Thomas
Mcsteven. Cette invention consistait à transformer les humains en mi-humains mi-robots. Vince ne comprenait pas pourquoi le dictateur
était aussi méchant avec le peuple alors , il se fit la promesse de mettre fin à son règne.

      Un jour , en se baladant dans une forêt loin de la ville car il ne voulait pas être atteint du syndrôme , il se fit arrêter. En essayant de fuir , il
tomba dans un passage qui menait à une porte. Vince l'ouvrit et tomba nez à nez avec une personne qui se nommait James. Ce dernier le pointait
avec une arme mais Vince réussit à apaiser la situation et il lui expliqua tout ce qui lui était arrivé. James se calma et Vince se rendit compte que
lui non plus n'était pas atteint du syndrôme , alors il l'écouta lui raconter que dans ce laboratoire secret qui appartenait auparavant au dictateur ,
il essayait de créer un antidote pour détruire le virus. Le problème était qu'il manquait un produit très chimique , seulement détenu par le chef de
l'Ecosse. Vince , conquis , lui annonça qu'il allait lui apporter son aide.

        Durant des mois , ils préparèrent ensemble un plan pour pouvoir s'infiltrer dans le palais du grand chef. Le jour J arriva. Tout était prêt.
Ils durent passer la porte principale , et , pour cela , ils utilisèrent un produit qui endormit les gardes. Puis , ils s'infiltrèrent dans une salle pour
essayer de trouver l'ingrédient manquant. En faisant des recherches , Vince tomba sur un dossier sur lequel était écrit "Vince Brown Mcsteven". Abasourdi il ne voulut pas l'ouvrir immédiatement , apeuré d'être pris par le temps. Il reprit sa mission quand , soudain , Thomas Mcsteven entra ,
les vit et dit: "Je vous observe depuis des mois et maintenant vous venez chercher cela ?" Ils ne répondirent pas mais James s'avança et subtilisa
l'ingrédient avant de s'enfuir. Vince le suivit mais ils avaient pris trop de temps et toutes les sorties du palais étaient condamnées. Les deux amis
se firent arrêter , furent envoyés en prison puis tués mais, avant l'exécution, Vince Brown entendit cette dernière phrase : " Tu as tenté de
casser le règne de Papa ! ".

Ilias




 

 






 



 

C'était le 7ème vol dans nos bureaux informatiques depuis le début de l'année. Les vols concernaient des objets insensés, sans liens concrets, des feuilles de projets...
Pourtant le voleur s'appliquait, il ne laissait aucune trace informatique. Mes collègues trouvaient ça étrange. On l'appelait le "pirate", mes collègues pensaient qu'il avait une idée en tête, un projet. J'en parlais beaucoup avec Tom, mon patron qui était aussi mon meilleur ami en dehors des bureaux de Luno. Il avait hâte de découvrir qui se cachait derrière ce costume de pirate. Pas moi. Tom était mon meilleur ami depuis l'école d'informaticiens. Il avait réussi à être le patron de la plus grande entreprise de la planète Mars. Moi, je voulais juste être un employé lambda. Ce matin-là, alors que j'étais dans mon bureau sombre mais spacieux, j'essayais d'enquêter sur l'affaire du pirate lorsque la porte s'ouvrit

"Bonjour Monsieur Luc
-Bonjour Robot N14, y-a-t-il un problème ?
-Votre réunion a été décalée à 13h
-D'accord, merci. Je vais avoir le temps de travailler sur l'affaire du mystérieux pirate...
-Autre chose Monsieur ?
-... Ah oui ! Pouvez-vous envoyer un message à ma femme pour lui dire que je ne rentrerai pas manger ce soir car je dois travailler.
-Bien-sûr Monsieur.
-Merci beaucoup.
-Je suis à votre service."
Et je partis à cette réunion avec Tom et N14. Mais Tom était différent des autres jours, il était à la fois excité, stressé, nerveux... C'était vraiment étrange. Le soir, alors que les bureaux fermaient, je travaillais encore sur les dossier du "pirate".

19H33:
Des bruits suspects me troublèrent dans mon travail. La police fut prévenue, j'entendais toutes les alarmes sonner alors que j'étais encore dans les locaux. Un vent de panique m'envahit.
 
21H31:
Le Maire déclara à la TV que le voleur était décédé dans les bureaux de Luno, c'était un employé. Il était en mission, envoyé par ceux de la planète Venus, qui avaient créé une arme de robots et qui avaient besoin de quelques prototypes pour terminer leur projet. Le voleur, le "pirate", était à moitié humain et l'autre moitié robot. Incroyable non ? Mais le plus surprenant c'est que le pirate c'était moi.


Noémie  

 

 

 

 

 

 

 

 

Arme secrète ?
Tout commence le 18 Juin 2558; plus précisément vers 17h . Je me présente , Jayson Cooper , je vis sur une île au sud avec mes parents , j'ai 15 ans . Mes parents travaillent dans une organisation secrète ( Gold ; over ; oder ; derre ) . Ils sont les dirigeants  ; mon père Jack Cooper et ma mère Sophie Cooper . Depuis tout petit ; j'habite dans cette organisation , donc tout le monde me connait .

 

Je vivais une vie normale , même si je ne sortais jamais dehors ou très rarement , mes parents ne voulaient pas que je sois dehors ; je ne comprenais pas . Quelque fois je leur posais la question ; ils esquivaient toujours comme s'ils cachaient quelque chose.  Mes parents répétaient toujours la même chose:  qu'il fallait que je lise les premières lettres des mots des autres organisations pour savoir de quel côté elles étaient, le bien ou le mal. Mon père ne voulait surtout pas que je m'approche de l'île d'en face , si je faisais de la voile . Il ne voulait pas m'en expliquer la raison .

 

Après une semaine passée comme toutes les autres semaines normales ,une alerte infiltration ( cette fois-ci une vraie ) retentit. J'étais avec mes parents ; mon père dit à ma mère de me protéger et de me mettre dans la pièce secrète, de ne pas me parler de l'arme secrète . Ma mère me prit et m'enferma: je ne comprenais rien ; j’étais dans une pièce toute vide. Je regardai autour de moi et m'endormis sans m'en rendre compte .

 

Après je ne sais pas combien de jours ; je me réveillai . Aucun bruit depuis mon réveil ; je réfléchis et j'essayai de trouver une sortie . Je me rendis compte qu'il y avait un trou dans un coin reculé de la pièce. Je l'empruntai et me retrouvai dans la salle de contrôle: une salle presque toute détruite !

Mes parents étaient sur le sol , je ne les entendais pas respirer. Je tentai de les réveiller mais sans résultat . Je compris vite qu'ils étaient morts mais, à ce moment-là, je ne ressentais rien, aucune émotion ; je restai neutre , je ne comprenais pas . Mais rien que de voir mes parents ça me donna envie de tout détruire , quelque chose qui ne m'arrivait jamais .

 

Petit à petit je perdis le contrôle de mes mouvements ; je fermai les yeux pendant une minute , puis je les rouvris . Sous le choc, je vis que toute la terre était détruite. Je semblais être sur un morceau flottant avec mes parents .

Pendant des heures je restai assis sans rien faire , derrière moi ; j’entendais  des pas. Je me retournai et je vis mon oncle , Vacent . Il m'expliqua ce qu'il s'était passé . Je lui posai plusieurs questions comme ; pourquoi je ne ressens rien ? Pourquoi la terre est détruite et comment ? Vacent me répondit que c'était normal que je ne ressente rien ; parce que je n'étais pas humain et aussi que c'était l'arme secrète qui avait tout détruit. Cette arme était très puissante .  C'est à ce moment-là que je compris pourquoi ils ne voulaients pas que je me rapproche de l'organisation Bolve . aroir  . dix ; ils me disaient de prendre les toutes premières lettres de chaque mot , j'ai suivi leurs conseils . L'organisation était du côté du mal car, en prenant les premières lettres, cela faisait "Bad". Mes parents voulaient tout simplement me protéger . C'était de ma faute s'ils étaient morts.

Mais! Un instant... Pourquoi mon oncle était-il encore vivant ?  Lui non plus n'était pas humain... Mais alors, qui sommes-nous ?

 

Manyvonne


 

 

 

 

 

 

 


UNE PLANÈTE PARMI TANT D'AUTRES

Message: Cela faisait maintenant plus de vingt minutes que je tournais en rond, furieuse d'avoir découvert une chose aussi ignoble. "Comment... comment c'est possible !? Il y a encore cette machine qui est censée nous mettre en relation avec la Terre, non ?" ai-je hurlé. Il y a quelques années, des scientifiques ont eu à l'idée un projet phénoménal : étant donné que la population s'accroissait sur la Terre, ils ont conçu une autre planète, nommée Porthole. Certains l'appellent même "La deuxième Terre". Elle est constituée exactement de la même manière que notre magnifique planète bleue : oxygène, eau, plantes et même une étoile presque aussi puissante que le Soleil (que les savants ont également créée). L'environnement était "parfait" pour accueillir des vies humaines. Les organisations politiques se sont alors unies avec une organisation spatiale et, ont par la suite, envoyé plus d'un million d'êtres vivants (humains et animaux), moi y compris, sur la planète Porthole. Nous étions tous épanouis, heureux de commencer une nouvelle vie.

 

Au début, les scientifiques nous donnaient des nouvelles toutes les semaines, pour que nous nous sentions rassurés. Ils utilisaient pour cela un nouvel appareil, le jDA78 : c'était un engin qui permettait de communiquer avec les planètes très éloignées. Puis, au fil du temps, ils ne nous en donnèrent que deux fois par mois jusqu'à ce qu'ils coupent totalement les ponts, nous laissant tous dans l'incompréhension la plus totale. A force, les enfants jouaient avec l'engin rouillé. Ils manipulaient les boutons comme s'ils jouaient avec une console de jeux... "-Vérifie encore une fois Rudy, je suis sûre qu'il y a une erreur ! Il dysfonctionne ce truc ! m'exclamai-je en tapant sur cette machine. - Calme-toi Kourtney. Et c'est pas un "truc" mais un oPM78. - Passe-moi ça", ai-je dit en le lui arrachant des mains. Je ne pouvais y croire. Rudy avait bien raison : la seule et unique raison pour laquelle les scientifiques nous ont abandonnés est le fait que notre étoile s'affaiblit de plus en plus chaque jour. ce qui explique les nombreux décès depuis un certain temps. Ma colère s'est attisée. Puis j'ai eu une idée.

 

Avec l'aide de mon plus fidèle ami, Rudy Shutter, j'ai fabriqué ce que je pensais être l'arme qui signerait la libération de tout Porthole. Un labeur qui nous a demandé plus de quinze mois de travail. Une sorte d'ordinateur assemblé à ce qui ressemblaient de près à un aspirateur pouvant contenir l'équivalent de dix-sept trous noirs. En effet, Rudy a également découvert que les scientifiques avaient placé, à l'aide d'un astronef, un champ de force surpuissant contre quiconque essaierait de revenir habiter sur Terre. Une fois l'outil achevé, il ne manquait que quelques modifications avant de pouvoir profiter de notre affranchissement. Le jour était enfin arrivé. Je nous voyais déjà, expliquant notre projet à tout Porthole. Je nous voyais déjà en face de tous ces savants, leur enlevant leur sourire en coin. Je me voyais déjà libérer tous les habitants de Porthole et célébrer ma glorieuse victoire. Après avoir détecté la position du champ de force et placé correctement ce que l'on avait appelé l'asO78, nous nous sentîmes plus forts que jamais. Puis, j'appuyai sur le bouton et la première aspiration eut lieu. Rien. J'appuyai une deuxième fois, plus déterminée. Toujours rien. Rudy prit ma place mais rien n'aboutit. Nous tentâmes encore une trentaine de fois avant de renoncer. Mais je ne pus m'avouer vaincue. J'avais une nouvelle idée et, pour la réaliser, il me fallait quelques éléments du jDA78, cet objet que maintenant je méprisais au plus haut point. Rudy alla chercher ce dont nous avions besoin pour entamer ce nouveau projet. Quand il revint, il me fixa longuement et finit par dire : "Kourtney... Le jDA78... C'est un jeu d'arcade."

Maëva

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UN FUTUR EFFRAYANT


       Quinze septembre 2030, c'est l'apocalypse sur Terre. Le jeune scientifique Gilbert a atteint son but final, la race humaine n'existera plus et la destruction de la terre se poursuivra.
        Cette histoire se passe au printemps, une famille qui porte le nom de Gilbert vivait dans une compagne remplie de champs, de blé et de rivières, en Amérique. La famille n’était point riche, bien au contraire elle était très pauvre car le père Jean, un homme vicieux et hautain ne travaillait pas. Il avait perdu son travail pour actes irrespectueux envers ses collègues. La mère, Fiona, était une femme gentille mais ignorante, qui n'avait pas de diplôme mais travaillait en tant que couturière puisqu'elle avait quitté l’école à dix sept ans. A cet âge-là, elle était enceinte de sa fille, Elena, maintenant devenue une adulte de vingt ans, son fils Jeremy avait dix sept ans et le petit dernier, Alexandre, venait d'avoir quinze ans mais ne se considérait pas comme membre de la famille, car il avait été adopté par cette dernière lorsqu’il était bébé.


           Je ne vous raconte pas ce qu’avait subi cet enfant dans son enfance jusqu’à ce jour : c’était un enfant extrêmement maltraité par cette famille, frappé, insulté, et jugé car il ne possédait qu'une seule main alors qu'il était bien plus confiant que ses grands frères et sœurs.
            Chaque jour, Alexandre se levait à cinq heures du matin toujours avec le même problème de dos parce qu'il dormait sur le plancher, sa famille ne voulant pas gaspiller la petite somme qu'elle gagnait « pour un sale crasseux comme lui » comme disait le père, mais ses frères et sœurs en possédaient et cela le mettait en colère. Sa famille l’obligeait à voler chez les voisins, les Michels, des œufs de poule car celle-ci possédait une petite ferme. Il rentrait par effraction dans leur maison grâce à la clé qu'il leur avait volée sans qu'ils ne s'en rendent compte. Il volait du pain et tout ce qu'il pouvait trouver dans le réfrigérateur et même une fois, il vola des bijoux en or appartenant à Mme Michel. Il sortait toujours malheureux, conscient du mal qu'il faisait à autrui et à lui-même. N'ayant pas d'autre choix, il acceptait, sinon il ne mangerait pas pendant toute une semaine. Par ailleurs, il devait cuisiner, faire le ménage, sortir la poubelle : il faisait absolument tout comme s'il était la bonne à tout faire.


            Alexandre n'en pouvait plus, se plaignant de sa misérable vie, priant Dieu de l'aider et espérait enfin être heureux. Il était très intelligent, utile, débrouillard .
            Le vingt six février 2020, il avait décidé d'imaginer une invention qui pourrait lui rendre la vie facile ainsi qu’à toute la population en les débarrassant de tout problème vécu dans sa vie et de toute souffrance présente au profond de soi. Il essayait de faire l'impossible et se mit à réfléchir au plus profond de son cerveau. Les jours et mois s'enchainaient , Alexandre ne s’arrêtait pas de travailler sur son invention, il mettait toute son énergie et son ambition pour réussir.


             Dix ans passèrent, dix ans de travail acharné pour finalement fabriquer l’inimaginable, qui n’était pas de les débarrasser des fléaux qui les gênaient, mais de se débarrasser complètement  de toute trace de l’humanité. Il avait créé une machine qui fabriquait d’énormes nuages noirs, ces derniers ne faisaient pas tomber de la pluie mais de la lave, cela pouvait paraitre insensé mais c’était vrai. Alexandre devenu adulte, avait sacrifié dix ans de sa vie dans le but de punir l'humain car il n’avait pas eu la vie qu’il méritait. Il avait décidé que personne n’aurait ce qu'il souhaitait. Or, l'enfant qu’était Alexandre avait une bonne foi, un cœur époustouflant qui ne se préoccupait  que des autres malgré ses souffrances, ses séquelles et ses faiblesses mais la vie l'avait changé en monstre.
 

Lydia




 

 

 

 

 


         C’est une journée habituelle, froide, silencieuse jusqu’à l’arrivée de mes collègues, vers 9 heures du matin.
Comme à son habitude, Pablo le robot de service annonce la date et l’heure : « Bienvenue au commissariat, nous sommes le 23 mars 2173 et il est 9:45. ».
Je suis Arnaud, et je travaille dans ce commissariat depuis peu. Il y a plusieurs semaines, mes supérieurs de police recrutaient de jeunes diplômés. J’étais avec mon père, il m’a très bien vendu en insistant sur mes qualités : je peux déceler le vrai du faux grâce aux pulsions cardiaques de la personne. Nous étions plusieurs en concurrence, tous avaient des « dons » : possibilité de se déplacer très rapidement, porter des charges très lourdes…
Et, ce n’est que dix jours après la sélection que je fus pris. Depuis, je travaille en binôme en salle d’interrogatoire. Cette salle est une petite pièce noire, isolée et très silencieuse.
            De plus, dans cette pièce, une forte lumière blanche, qui pourrait brûler facilement la rétine, est utilisée. Mais, cette dernière n’a aucun effet sur moi. Lorsque je procède à un interrogatoire mon binôme me rejoint, une femme à la chevelure longue et brune avec des yeux verts. Je ne connais pas son nom, les policiers ici ne disent pas comment ils se nomment en face d’un suspect et je ne vois personne en dehors du travail.
Le suspect que nous avons interrogé s’est montré agressif et m’a frappé, il n’a pas apprécié de savoir que j’étais présent. Plusieurs jours, je suis resté dans un entrepôt, inactif comme plongé dans un coma artificiel.
Pendant mon absence, le commissariat prit des personnes qui me ressemblaient anormalement et qui avaient les mêmes facultés que moi…
Cette ressemblance troublante, me fit perdre mes moyens, je ne comprenais pas pourquoi pour si peu de jours d’absence, j’allais me faire remplacer. Allais-je être transféré dans un autre bâtiment ? Heureusement, mon supérieur me fit comprendre que je n’avais pas à avoir peur, et qu’il voulait juste tester les nouveaux arrivants.


          Plus tard, j’étais toujours dans la salle d’interrogatoire et j’attendais la venue de mon binôme. Cette dernière, voulait tester mes qualités elle-même :
« Bonjour Arnaud, nous allons procéder à ton évaluation, dit-elle avec un certain mépris.
- …
- Commençons, je m’appelle Laura.
- C’est vrai, dis-je d’une manière solennelle.
- Bien… j’ai 24 ans.
- Je n’ai pas compris…
- J’ai 24 ans, dit-elle avec impatience.
- C’est faux.
- C’est parfait, j’en ai 22.
   J’aurais aimé qu’on soit amis dommage que tu ne sois pas humain.
- Veuillez reformuler votre phrase... »

Ilona



 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes en 3 118 et une nouvelle espèce est apparue sur Terre venant tout droit de la planète Mars. Depuis trois ans, les humains cohabitent sur Terre avec les NR qui ne sont ni humains, ni extraterrestres mais d’une autre « race » qui ressemble fortement  à celle des humains à quelques exceptions près : ils ne peuvent pas se reproduire, ont une queue, trois doigts par main et n’ont pas de nez.
Ils ne respirent pas mais doivent boire une gorgée d’eau tous les deux jours pour vivre. Ils sont venu sur Terre en très grand nombre nombre : près d’un million et ont une intelligence trois fois supérieure à celle de l’humain.
Au départ, les humains ne voulaient pas les accepter sur la planète malgré leur venue pacifique et en toute gentillesse mais ils ont été obligés, quand les NR  leur ont proposé de choisir entre un remède contre toutes maladies, une multiplicatrice d’argent ou un océan de lait. Les humains ont choisi la multiplicatrice d’argent et ont accueilli les NR chaleureusement en en mettant deux par famille, ne voyant aucun mal en eux.

    Il y a deux camps : l’Europe, ceux qui acceptent les NR et vivent avec eux et l’Amérique, ceux qui se méfient et évitent tout contact avec eux disant qu’il finiront par nous trahir.
Ils ont même construit un énorme mur à leurs frontières. Les NR se sont rapidement adaptés en Europe et ont été dispersés dans divers lieux et domaines où il y avait des besoins de main d’œuvre.


DOM est un NR. Il est l’un des plus connus d’entre eux notamment pour sa supériorité et son intelligence, c’est le chef des NR mais il est en désaccord avec le président de l’Europe : Mike Roosrald appelé MRD. Il ne reste plus que deux continents, l’Asie appartient à l’Europe et l’Océanie et l’Atlantique ont été désertés par les nombreux tremblements de terre et fontes de glace.
DOM est amoureux de la fille du président, Yona, et son amour est réciproque mais MRD ne l’accepte pas du fait qu’ils ne peuvent pas se reproduire. DOM essaye chaque jour de le convaincre de lui donner la main de sa fille mais en vain.
Ce qui ne ménage pas entre eux une bonne amitié mais il lui confie que s’il lui obtient l’Amérique, il la lui laissera.

    DOM travaillait à la CASTE : le centre d’astrologie et des sciences de la  Terre et de l’Europe dans le but de donner à son peuple la possibilité d’occuper enfin l’Amérique et de profiter de beaucoup plus de place sur Terre.
Il cherchait un moyen de passer leur mur et les envahir. En plus de ce dessein, DOM travaillait sur un projet secret nommé Z.C dont il ne voulait parler à personne, il se disait intérieurement que lorsque Z.C serait achevé, l’Amérique serait à sa merci.
    Un an plus tard et son projet terminé, il décida d’en parler à MRD.
Il frappa à la porte de son bureau puis entra.
« J’ai enfin  terminé le projet Z.C, nous allons nous emparer de l’Amérique. »
MRD lui répondit
- « Bien, mais qu’est-ce que le Z.C ? »
- « Le Z.C est le Zyklon.C, j’ai étudié le Zyklon.B et l’ai amélioré pour le rendre plus performant, je te propose également de le joindre à une bombe nucléaire maintenant que nous savons les reproduire. Nous survolerons l’Amérique en aérojet et lâcherons alors la bombe nucléaire d’un coté et le Zyklon.C de l’autre. Cela accompli, nous sauterons de l’aérojet pour tuer les survivants.  »
- « Excellente tactique, de combien d’hommes as-tu besoin ? »
DOM, d’un air hautain
- « Non, non, ne t’en fait pas, j’enverrai ma propre armée, nous sommes bien plus puissants que les humains pour ce genre d’intervention. »
MRD insistant
- « J’insiste pour emmener mes hommes. »
DOM céda alors
- « Si vous y tenez tant, je prendrais alors un million de vos hommes. »

    Après leur accord passé, DOM lui parla alors de Yona.
MRD, d’un air hésitant et minable, déclara
« Je ne te l’ai pas dit...DOM, j’ai marié Yona à son cousin voyant que tu prenait trop de temps. »
DOM s’énerva et tapa de ses deux poings fermés sur la table qui trembla :
- « Quoi ! Tu me l’avais promise ! »
Mais il réfléchit et se calma alors, puis, affirma cyniquement
- « Traitre, je te croyais bon avec moi mais j’ai eu tort de te faire confiance à toi et tes semblables. Tu m’a eu mais je t’aurai aussi, je serai le grand DOM ayant conquis l’Amérique et toi le petit MRD qui périra sous mon pouvoir. »

    Le jour venu, DOM et ces deux millions d’hommes embarquèrent dans l’aérojet. Il dit à MRD qu'il l’appellerait juste avant que l’opération ne débute.
Ce qu’il fit.
« Alors DOM, mon meilleur compagnon comment se passe cette opération ? »
DOM, lui répondit du même air
- «  Oublions cette opération une minute car c’est la dernière de ta vie. Je t’avais averti que je me vengerais, je vais lancer la bombe nucléaire sur l’Europe pour que vous disparaissiez et mes fidèles et moi pourrons vivre avec de l’espace.
-  Mais...mais...mes hommes ne te laisseront pas agir !
-  Tes hommes comme tu dis sont déjà hors d’état de nuire, je dois dire que le Zyklon.C a parfaitement fait effet. Je dois te laisser maintenant mon « fidèle compagnon » mais permets moi de te donner un conseil : il serait bon que tu fuies avant que les bombes nucléaires n’explosent et ne t’emportent au ciel toi qui étais jadis si fidèle. »


Yacine B


 


Le dernier voyage

Nous sommes en 2150 ! Aujourd'hui sur la planète Terre, nous sommes plus de 25 milliards d'habitants. La situation est désespérée. Sur tous les continents, il y a trop de pollution, on ne peut presque plus respirer et on est obligé de mettre des masques à oxygène sur la bouche. Il n'y a plus d'animaux marins dans les océans qui sont devenus gris à cause du plastique et des canettes. Les températures ont augmenté de plusieurs degrés, en hiver il n'y a plus de neige et au printemps c'est déjà la canicule... Depuis 20 ans on ne peut plus manger d'animaux et les ressources de la terre ne permettent plus de nourrir tous les habitants. Il n'est plus possible pour l'humanité de continuer à vivre ainsi sur cette planète Terre! Mais heureusement tous les dirigeants du monde ont décrété une solution: envoyer 500 personnes à bord d'un vaisseau spatial pour coloniser une nouvelle planète habitable.

 

En effet, l'année passée, des astronomes du centre spatial international en Russie ont découvert dans une galaxie lointaine une planète où les conditions de vie seraient les mêmes que sur terre. Le but de cette expédition incroyable est de coloniser cette nouvelle planète pour permettre à l'espèce humaine de mieux vivre. Seuls les meilleurs profils pourront être sélectionnés et partir sur ce vaisseau pour cette incroyable expédition. La sélection finale aura lieu demain en France, dans les Pyrénées. Quelqu'un voudrait absolument faire partie de ce voyage inoubliable: Jack Nilloc. Il est célibataire et travaille en tant qu'astronome dans le centre spatiale international de Barcelone. Il a 26 ans. Il habite sous terre dans une tour en forme de spirale (car sur la surface il n'y a plus de place). Pour se rendre à la surface et pour tous ses déplacements il utilise sa voiture volante. En plus des habitations souterraines, et pour pouvoir loger toujours plus de population, des villes sont construites sur les océans et les mers. Certains scientifiques étudient même des constructions sur les nuages... Jack s'est inscrit pour faire ce grand voyage. Il s'est entrainé durement pendant des mois pour la sélection et enfin le grand jour arriva.

 

Tous les candidats inscrits à travers le monde se sont retrouvés dans les Pyrénées, sur la montagne de la Vignemale qui se situe à 3 298 mètres d'altitude ! C'est depuis le spatioport international que le vaisseau intergalactique décollera. Plus de 5000 personnes se sont inscrites aux tests de sélection. Ces tests comportent une vingtaine d'exercices qui sont notés de 0 à 100. Il est demandé d'avoir d'excellentes conditions mentales, physiques et psychologiques car le voyage n'aura pas de retour sur terre! Après 4 heures d'exercices intenses, Jack obtient un score de 1478 sur 2000. Il doute de sa sélection... Dans l'angoisse il attend les résultats. Le lendemain sur les 5000 participants, 3694 ont réussi les tests. Mais, sur les 3694, seuls 500 partiront. La directrice du spatioport annonçait dans un micro la liste des élus. Jack angoissait terriblement. La directrice appelait les candidats un par un mais elle ne prononçait toujours pas le nom de Jack. Il attendait avec impatience. Le nombre de places se réduisait, il n'avait plus beaucoup d'espoir. Mais il resta quand même jusqu'à la fin. Et ce fut lui, le dernier candidat appelé, le 500éme nommé : JACK NILLOC! Il fut étonné et heureux en même en temps! La liste des vainqueurs s'afficha sur un écran géant. Des cuisiniers, des boulangers, des maçons, des électriciens, des informaticiens, des plombiers, des militaires, des infirmiers et des astronomes... ont été choisis pour la grande aventure. Il y avait au total 270 femmes et 230 hommes. Le moment tant attendu arriva finalement. L'embarquement était imminent pour aller dans l'espace. En montant le grand escalier, Jack respira une dernière fois l'odeur de la montagne.

 

En découvrant la majestueuse navette spatiale jaune et noire, surmontée d'énormes tubes en cristal remplis d'oxygène, Jack et ses compagnons de voyage découvrirent un intérieur magnifique. Ils furent accueillis par le commandant Hugo et son équipage. Le confort était total : grande salle à manger, piscine, salle de musculation, salle de cinéma, salle de détente, un poste de commande sans pilote ainsi que des caissons de sommeil prolongés permettant de dormir pendant tout le trajet jusqu'à la planète TJAWA; située à 4,24 années lumière de la terre. Avant le décollage, Jack regarda tristement par son hublot les montagnes et les forêts pour la dernière fois. La navette spatiale décolla et sortit de l'atmosphère terrestre. Pour la première fois, Jack expérimenta les sensations de l'apesanteur. Après être passé en vitesse lumière, la navette sortit de notre galaxie mais le voyage ne faisait que commencer. Jack et les autres entrèrent dans les caissons pour dormir cinq ans... Cinq ans plus tard, la navette arriva au terme de son voyage en vue de la planète TJAWA. Tous les caissons s'ouvrirent et tout l'équipage se réveilla. La navette atterrit sur une montagne. Tout le monde sortit et respira l'air. Ça faisait longtemps qu'ils n'avaient pas ressenti une telle liberté. Ils virent en-dessous de leurs pieds une grande cascade, elle était magnifique. Derrière eux, il y avait un grand espace vert avec des arbres de couleur rose et des fleurs blanches et violettes. Ce n'était pas pareil que sur la terre mais c'était beau et joyeux et surtout calme car il n'y avait pas un bruit aux alentours. Soudain, une étrange créature visqueuse surgit devant eux. Elle était affreuse et de couleur orange. Elle faisait plus de trois mètres de haut et avait un long cou et des dizaines de tentacules. Jamais ils n'auraient imaginé se trouver en face d'une créature extraterrestre aussi laide et effrayante. Jack était pétrifié de peur. La planète était donc habitée par une civilisation inconnue. La créature fut rejointe par d'autres. Les 500 furent encerclés par des centaines de créatures. Elles tentèrent de communiquer par des beuglements mais les humains ne comprenaient rien.

 

C'est alors que le commandant Hugo sortit un traducteur laser à haute tension de son sac. Le traducteur traduit le langage de ces créatures. "Bienvenue, chers étrangers, nous sommes les xunimorphes. Nous vous observons depuis longtemps et nous savons que votre planète n'est plus vivable. Nous savions donc que vous alliez venir chez nous pour votre survie. D'autres espèces vivantes en provenance de nombreuses galaxies se sont déjà installées ici car notre planète est riche en ressources naturelles et il n'existe pas de pollution. Il y a les wambas, des petites créatures paisibles qui rebondissent, les arachnidéums, des araignées volantes inoffensives mais il y a surtout des kollos, une race de requins sanguinaires avec qui nous sommes en guerre car ils ne veulent pas partager la planète..." Avec l'accord de son équipage, le commandant Hugo répondit au xunimorphes qu'ils acceptent de vivre en harmonie avec les autres espèces et qu'ils se battront tous contre les kollos pour préserver la planète TJAWA. Soudain, en surgissant des cascades, les centaines de kollos arrivèrent en volant pour attaquer les humains et les xunimorphes.

 

FIN

 

Le générique défila et la lumière s'alluma. Je suis sorti de la salle de cinéma avec l'esprit encore sur la planète TJAWA ! L'attente sera longue jusqu'au prochain épisode ! Je me demandais qui allait survivre à ce terrible massacre ? Je montais dans mon véhicule qui faisait plus de 4 mètres de haut. Tous mes tentacules se replièrent et je mis aussitôt le pilotage automatique. D'un tentacule, je consultais les informations sur une tablette, de l'autre je regardais mon téléphone holographique et d'un autre je me grattais le dos. Je réfléchissais encore au film. Heureusement que les humains n'existent pas car ils apporteraient du mal à notre planète, ce sont vraiment des créatures étranges.
Julien

 

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